Lundi 09 novembre. Jour de ton-redépart.
J'aurai tellement aimé te serrer fort avant que tu ne repartes, te dire a quel point tu allais me manquer et comme j'étais heureuse d'avoir pu te revoir..
Mais les aux-revoir n'ont jamais été mon truc, je préfère de loin faire comme si de rien n'était, comme si je contrôlais tout, pouvant te voir quand je le veux et non quand je le peux. Je préfère de loin la pensée que Maudii je lui ai pas dit aux-revoir parce que je vais la revoir, Je préfère simplement faire comme si de rien n'était, comme si Maude Poissonnier n'était jamais partie, et par conséquent jamais revenue pour encore une fois repartir. C'est comme si t'enlevais a un enfant son doudou, et qu'après qu'il est tant pleurer et regretter, au moment ou difficilement il commence a accepter de devoir avancer sans son doudou, a ce moment précis il réapparait au plus grand bonheur de l'enfant. Mais des lors il sait que ca ne sera que pour quelques instant, parceque doudou est partit et quand on part, on ne revient jamais vraiment. Alors l'enfant préfère imaginer que son doudou est toujours présent, et que les rares fois ou il l'est réellement sont simplement une concrétisation de sa pensée quotidienne, comme si a force d'imaginer il acquérais le pouvoir de concrétiser ses désirs. Mais la joie intense qu'il ressent, il ne l'extériorisera qu'un minimum parce qu'il sait pertinemment qu'elle ne durera qu'un temps et que plus tu idéalises, plus la chute sera grande.
Je suis cet enfant Maudii, cet enfant qui aime sans dire, qui sourit sans mots, qui pleure sans larme, mais surtout cet enfant qui n'oublie pas, qui n'oublie rien. Jamais.

